Naturopathie : Comment adopter une alimentation saine ?

Naturopathie : Comment adopter une alimentation saine ?

Une multitude de courants alimentaires a vu le jour ces dernières années.

Végétarisme, végétalisme, paléo, pescovegetarisme, crudivorisme, carnivorisme, frugivorisme, sans gluten… chacun prêche pour sa paroisse. Certains pour des raisons éthiques ou écologiques, d’autres pour des raisons de santé.

En effet, certains modes alimentaires se base sur le principe que plusieurs aliments ne sont pas faits pour le système digestif humain. Certains allant même jusqu’à comparer notre système digestif avec celui des grands singes qui se nourrissent principalement de fruits et légumes crus et de racines.

C’est le cas d’Irène Grosjean, une célèbre naturopathe, dont je ne partage pas le point de vue, qui prône une alimentation exclusivement vivante, sans cuisson et sans produits animaux (exceptés les œufs et les fruits de mer – en très très petites quantités néanmoins.)

En naturopathie, c’est quelque peu différent. On considère chaque individu dans son unicité et chacun a une histoire, une constitution, un microbiote (=flore intestinale) différents. Il serait malvenu de généraliser un seul mode alimentaire soit disant idéal pour tous, alors que nous sommes tous uniques.

Par exemple, certains ne digéreront pas les légumes crus, qui pourtant, théoriquement sont, sur le papier, ce qu’il y a de meilleur : ils sont remplis de minéraux, de vitamines et d’enzymes. Mais, pour ceux-là, opter une alimentation uniquement crue serait délétère (ils devront faire un véritable travail de fonds sur leurs intestins avant de pouvoir reconsommer des crudités).

On trouve également en naturopathie, une alimentation dite idéale, elle est dite « hypotoxique« . Elle est à base de légumes et de fruits crus surtout, inclus la consommation d’œufs (seulement à la coque, au plat ou mollet), d’oléagineux (amandes, noix de cajou, noix d’amazonie, noisettes, etc.) et de poissons gras (les petits comme la sardine, le maquereaux, le hareng, les anchois) . Elle exclut néanmoins la consommation de céréales, même complètes, de viandes rouges, de charcuteries, de produits laitiers en tous genres.

Plus l’on creuse dans ce domaine, plus l’on se perd dans le dédale de l’alimentation saine. Les articles fleurissent sur le web, les études scientifiques (ou pseudo-scientifiques) également et on ne sait plus où donner de la tête … A la fin, on ne sait juste plus quoi manger et chaque aliment devient un potentiel poison, chaque bouchée devient éventuellement dangereuse.  Ainsi, plutôt que de tomber dans des dogmes, je voulais vous proposer ici des alternatives saines à certains mets et qui permettront d’améliorer son alimentation sans s’arracher les cheveux! Ces gestes seraient déjà de grands pas si chacun les appliquaient à la lettre. Mais pour les hygiénistes (naturopathes qui prônent l’auto-guérison par l’alimentation et le jeûne), continuer de consommer du pain, ou des produits laitiers seraient une hérésie.


1. Remplacez le pain blanc par du pain complet au levain naturel


Au lieu de passer à du sans gluten, voire sans céréales, pourquoi ne pas opter pour un pain de meilleur qualité ?

Le pain blanc est dépourvu de minéraux, et a un indice glycémique très élevé. L’indice glycémique est une mesure établie pour les aliments, qui permet de savoir comment le taux de sucre dans le sang augmente après l’ingestion de tel ou tel aliment. Or, le pain blanc a un IG de 90 environ (sur une échelle de 0 à 100).Ainsi, optez plutôt pour un pain complet (IG = 65). En magasin ou boulangerie biologique, il y a plusieurs type de farines intéressantes. Vous pouvez aussi vous tourner vers des alternatives pauvres en gluten et riches en minéraux : pain à la farine de petit épeautre, de grand épeautre, de seigle, de khorosan, etc.

Le sans-gluten n’est pas forcément plus sain, au contraire. Souvent de l’huile de palme est rajouté dans les pains sans gluten, avec tout un tas d’additifs douteux et de sucres en poudre.

Par ailleurs, il est important de choisir un pain au levain naturel, et non pas à la levure chimique. Il s’agit d’un processus de fermentation plus long durant lequel le levain va détruire l’acide phytique. L’acide phytique est une substance que l’on trouve dans l’écorce des céréales complètes. Ainsi, quand le pain n’est pas blanc, mais complet, il y a automatiquement de l’acide phytique dedans. Malheureusement, cet acide empêche la bonne absorption de certains minéraux dans notre corps, comme le zinc. Donc, opter pour un pain au levain naturel garanti l’élimination de l’acide phytique et la meilleure assimilation des nutriments de notre repas.


2. Les céréales blanches par des céréales complètes


Les céréales raffinées sont des céréales dont on a retiré l’écorce de la graine, ce que l’on appelle le son, et son coeur, le germe. Or, c’est dans cette enveloppe, cette écorce que se trouvent les vitamines, les minéraux et oligoéléments. Ce sont les micronutriments. Il ne reste donc plus que les macronutriments : à savoir les glucides ici (les macronutriments sont les glucides, protéines et lipides). On retire également les fibres par le processus de raffinage. Ainsi, les céréales blanches, comme le riz blanc, les pâtes à pizza, ou les pâtes blanches, sont vidées de nutriments mais sont également très pauvres en fibres. Or, ce sont les fibres qui permettent une bonne santé intestinale ! Elles permettent également de diminuer l’indice glycémique d’un aliment (qui fait réagir notre taux de sucre sanguin ou non).

Encore que… encore une fois certains petits intestins sensibles ne pourront pas tolérer les fibres un peu trop dures des céréales complètes et il est ainsi intéressant de se tourner alors vers des céréales semi-complètes.

NB : Les céréales complètes contiennent des anti-nutriments comme l’acide phytique. Ce sont des protections naturelles des végétaux qui permettent de retenir certains minéraux utiles à leur croissance, et donc empêcher une germination trop précoce. C’est également une défense naturelle des végétaux face à ses prédateurs. Par exemple, l’acide phytique est toxique pour certains animaux qui le détectent.

Ces anti-nutriments se lient à certains minéraux dans notre corps et empêchent leur absorption. Ainsi, pour les faire disparaître, il est primordial de tremper vos céréales complètes tout une nuit avant cuisson : riz complet, pâtes complètes, riz noir, riz rouge, quinoa, etc. ainsi que toutes vos légumineuses : lentilles corail, lentilles vertes, lentilles beluga, soja, pois chiches, etc.


3. Les fromages de vache par du fromage de brebis ou de chèvre… au lait cru !


Dans l’alimentation saine, tous les produits laitiers sont souvent exclus du quotidien. Pour plusieurs raisons.

Mais, si vous voulez en consommer, préférez les laitages au lait cru. Car il conservera ses nutriments intactes et sera riche en ferments lactiques (de bonnes bactéries qui viennent enrichir notre flore intestinale, elle-même constituée de bactéries) .

Préférez le fromage de chèvre ou de brebis qui est assimilable par notre corps plus facilement que celui de vache. En effet, les molécules de lait de brebis ou de chèvre sont plus proches du lait humain et sont ainsi mieux métaboliser.


4. Le beurre classique par du beurre cru (Bernard Gaborit)


Le beurre est un aliment bien inscrit dans la culture française. Le supprimer est parfois compliqué pour certaines personnes.

Si vous devez en consommer vous pouvez opter pour :

– du beurre cru. Sans pasteurisation, le beurre est un aliment riche en vitamine A & D. Vous trouverez une excellente marque française, du nom de Bernard Gaborit, en magasins biologiques. En effet, les vaches dont le lait est issu, sont des vaches Jersiaises. C’est une race spéciale qui a la capacité de fabriquer des omégas-3, que l’on retrouve dans le lait. Par ailleurs, les vaches de cet éleveur ne consomme que de l’herbe. Elles broutent, comme dans l’ancien temps. Cela garantit un lait riche en nutriments, car l’herbe qu’elles consomment est elle-même un trésor vitaminique. Il faut donc l’utiliser en tartine, cru et non cuit de préférence.

– du ghee. Il s’agit d’un beurre que l’on a clarifié. Cela signifie que l’on a chauffé le beurre et, en le chauffant, des particules blanches tombent au fond du bol et perlent à la surface. Ces particules sont le lactose (sucre du lait indigeste) et la caséine (protéine du lait qui pose aussi problème parfois). Il faut les retirer à l’aide d’une cuillère avec précaution.Vous pouvez l’acheter tout fait en magasins biologiques, mais je vous conseille davantage de le faire vous-même. Car, vous pouvez garder un œil sur la température de cuisson du beurre, et vous assurez ainsi ne pas excéder une certaine température et ne pas détruire les précieuses vitamines dans votre beurre.


5. Comment sucrer ?


Le sucre de coco est issu de la sève des fleurs du Coco Nucifera, un cocotier. Chaque cocotier peut produire jusqu’à 25 kg de sève par jour. La récolte se fait en grimpant aux arbres, les tiges des fleurs de coco sont ensuite attachées, puis secouées pour récupérer la sève des fleurs. Cette sève est récoltée dans un récipient accroché en dessous, puis elle est chauffée pour obtenir un sirop par évaporation de l’eau, c’est le nectar de coco, aussi appelé sucre de coco liquide. Pour passer de l‘état liquide à l’état cristallisé de sucre en poudre, il faut le secouer mécaniquement, jusqu’à ce qu’il prenne la forme de grains.

Ce sucre, bien qu’il ne soit pas cru, est intéressant d’un point de vue nutritionnel, car, contrairement au sucre blanc qui n’apporte que des calories vides, il amène des vitamines et minéraux, principalement des polyphénols, du potassium, du zinc et du fer. Il a un indice glycémique très bas. En effet, celui-ci est à 35 en France alors qu’à titre de comparaison, le sucre blanc est à 80 et le sucre de canne à 65.

Sinon, vous pouvez opter pour du xylitol (sucre de bouleau), du sirop d’érable, du sirop de fleur de coco, du miel, de l’érythritol qui sont de bonnes manières de sucrer également.

Attention, on parle souvent du sirop d’agave, en tant que bonne alternative au sucre blanc, du fait de son faible taux en glucose, qui ne fait pas réagir le taux de sucre dans le sang. Par contre, il est très très riche en fructose. Or, on pense d’abord que le fructose est un sucre sain, car il est naturellement présent dans les fruits. Mais, dans un fruit, il y a également de l’eau et des fibres, qui réduisent la quantité de fructose et ralentisse son absorption. Or, ici, le sirop d’agave est un concentré à l’état pur de fructose. Il est métabolisé par le foie, et sa consommation en grande quantité induit des problèmes par la suite de gestion de sucre (résistance à l’insuline), des problèmes de foie et une déminéralisation.

6. Du chocolat cru à la place du chocolat en tablettes


J’en parle dans cet article (clic!), la fève de cacao cru est une mine d’or nutritionnelle, tandis que le chocolat classique, que l’on trouve dans le commerce a été torréfié (chauffé à très haute température) ce qui a fait disparaître ses précieux minéraux et vitamines et apparaître des molécules toxiques.

Ainsi, si vous désirez consommer du chocolat, opter pour la qualité crue. Ce point est très important. Cela garantit la présence de magnésium, de fer, de zinc et d’antioxydants. Le chocolat en grande surface est dépourvu de tous ces micronutriments et la cuisson des fèves de cacao a fait apparaître des molécules de maillard, molécules toxiques pour le foie qui résultent d’une cuisson à haute température.

Il existe une multitude de marques de chocolat cru. Ma préférée est Rrraw. J’en parle dans cet article (clic!), dans lequel vous avez -10% de réduction si vous commandez avec mon code (PINCH).

7. Soja ou pas soja ?


Le soja fait couler beaucoup d’encre. Il est vrai que consommer du soja peut présenter des inconvénients. En effet, c’est une légumineuse. Ainsi, elle est riche en anti-nutriments, comme expliqué dans le paragraphe sur les céréales complètes. Par ailleurs, cette légumineuse est riche en phyto-oestrogène. En effet, le soja renferme des substances, les isoflavones, définies par leur capacité à induire au sein de l’organisme des effets comparables aux œstrogènes – les hormones féminines –, en raison de leur similitude structurale.

Mais, on peut consommer du soja en évitant ces deux inconvénients majeurs, et oui ! Il suffit de le prendre lactofermenté. On trouve en magasins biologiques, des tofus qui sont obtenus par lactofermentation. Il s’agit d’un processus, qui contrairement à ce que son nom peut sous-entendre, n’induit pas l’utilisation de lait. Le soja est seulement
ensemencer avec des bactéries lactiques sélectionnées.  Ainsi, non seulement il est source de probiotiques, grâce aux bactéries lactiques, mais le processus de lactofermentation entraîne la disparition des phyto-œstrogènes et de l’acide phytique.

Le tofu lactofermenté est donc plus digeste et ses protéines d’autant plus assimilables.  Je vous conseille celui au pesto de la marque Sojami en magasin biologique qui est un régal !

Sinon, optez pour le tempeh. Le tempeh est un produit fabriqué à partir de fèves de soja fermentées. Dans le processus de fabrication, les graines de soja entières sont d’abord cassées en deux, puis débarrassées de leur peau. Elles sont par la suite cuites et écrasées avant d’être ensemencées avec un champignon, le Rhizopus oligosporus. Ce processus induit les mêmes réactions que le soja lactofermenté.



8. Les fruits en dehors du repas


Il est important de manger les fruits au début du repas, au moins 30 minutes avant. Sinon, il faut les prendre loin des repas, à savoir à 11h ou à 17h. Pris à la fin d’un repas, ils fermentent et créent de l’alcool, car les fruits se digèrent très rapidement, beaucoup plus vite que les autres catégories d’aliments. Ce qui veut dire que, si nous mangeons des fruits après le repas, ils resteront longtemps dans l’estomac, sur les autres aliments, en attendant que ces autres aliments soient digérés. Et comme l’estomac est un endroit chaud et humide, les fruits qui y sont bloqués fermentent, et libèrent leur acidité.



9. Mangez moins (à 80%)


Adoptez le « hara hachi bu ». Il s’agit d’une pratique japonaise qui consiste à arrêter de manger avant d’être totalement repu. Il s’agit d’être rassasié à 80%. Il faut sentir que vous pouvez encore manger un petit quelque chose. Cela permet une restriction calorique qui, cela a été prouvé, augmente l’espérance de vie, la santé et permet une meilleure digestion.

10. Mangez bio, local et de saison


Évidemment, cela va de soit. Cela aurait pu être le tout premier conseil à appliquer.

L’agriculture biologique

Un aliment biologique est cultivé sans apport de substances chimiques. Les engrais sont naturels, les pesticides bannis, ainsi que les désherbants (le désherbage se fait à la main ou mécaniquement). Les animaux sont élevés en plein air, nourris avec des aliments bio et ne reçoivent pas plus de deux fois par an des antibiotiques ou autres médicaments issus de la chimie de synthèse. Cette méthode d’agriculture évite l’apport de produits chimiques, comme les OGM et les pesticides de nos chers et tendres Monsanto & Bayer, produits chimiques que notre foie doit traiter pour éviter d’empoisonner notre corps. Or on sait que les agents chimiques, surtout les pesticides, ont tendance à se réfugier dans les tissus du corps humain sur lesquels ils ont des effets délétères. Sans oublier les hormones de croissances & les antibiotiques que l’on retrouve dans les animaux !

Si l’on ne peut éviter les traces de résidus chimiques disséminés dans l’air ou dans l’eau, les doses retrouvées dans les produits biologiques n’ont rien à voir avec celles des produits issus de l’agriculture conventionnelle. La teneur en pesticides des légumes « classiques » est sept cents fois supérieure à celles des légumes biologiques (source : Institut de recherche de l’agriculture biologique).

Par ailleurs, les aliments bio contiennent davantage de nutriments, en particulier d’antioxydants, qui ralentissent le vieillissement de nos cellules .
Des analyses ont montré qu’ils avaient une plus grande densité nutritionnelle et une teneur moindre en eau, deux éléments essentiels pour le goût.

Local & de saison

La nature est merveilleusement bien faite ! Les légumes et les fruits varient selon les besoins énergétiques de notre corps. En hiver, c’est la saison où il fait froid et où le corps a besoin de davantage de calories et de nutriments pour lutter contre ce froid. Les fruits et légumes présents sur nos étals sont plus denses, plus chargés en glucides et en vitamines. C’est la saison des légumes racines, des potimarrons, des courges, des carottes, des panais, des patates douces. Tout ce qui nous nourrit et nous tient au corps.

Au contraire, l’été, où il fait chaud et où nous avons besoin de rester hydraté, les fruits et les légumes se font plus légers et regorgent d’eau. On trouve des abricots, du melon, de la pastèque et de la tomate.

Plus de vitamines
De plus, les fruits et les légumes de saison sont souvent récoltés à maturité et ont une teneur en vitamines et en minéraux plus élevés, que ceux récoltés hors saison. En effet, entre les transports et les chambres froides, les fruits et légumes cultivés hors saison, à l’autre bout de la terre, arrivent sur nos étals dépourvus de valeur énergétiques. Pour compenser les conditions climatiques, ils sont souvent cultivés sous serre, avec des pesticides.

Plus de goût
Les fruits et légumes de saison ont plus de goût que les autres. Ils ont pu mûrir au soleil et être cueillis au dernier moment, tandis que, hors saison, ils sont cueillis plus tôt, car ils viennent de pays lointains et nécessitent du transport. Qui plus est, ce transport n’est pas du tout écologique ! Faire venir des tomates d’Espagne en Janvier, alors qu’il suffit d’attendre les bons mois en France, pour en avoir chez un petit producteur du coin, est vraiment dommage !

Acido-basique
Consommer des fruits et légumes hors saison, cela acidifie notre corps. Par exemple, si vous consommez de la tomate en hiver, cela aura tendance à perturber notre précieux équilibre acido-basique, dont je parle dans cet article (clic!)

Quel bio choisir ?
On reproche souvent le fait que l’agriculture biologique ne veut plus rien dire, car de grandes exploitations, plus pour des raisons marketings & économiques qu’écologiques, s’y sont mises également. Ainsi, on sait désormais qu’il y a des différences de qualité dans la bio, selon où vous vous approvisionnez. Par exemple, il a été déclaré et soutenu que, depuis que les grandes enseignes, comme Leclerc, Auchan, Carrefour, etc., se sont lancées dans la bio avec leurs propres gammes, le cahier des charges des pesticides autorisés dans cette agriculture a été élargi, suite à une réunion entre les dirigeants de ces enseignes et ceux qui s’occupent de l’agriculture biologique en France. Ainsi, si vous le pouvez, il peut être bon de favoriser les petites enseignes de magasins biologiques, qui eux, soutiennent les vraies valeurs de la bio ! Biocoop & les Nouveaux Robinsons sont vraiment de très bons magasins aux supers valeurs !

Sinon, vous pouvez opter pour des circuits courts comme La Ruche qui dit Oui (clic!), les marchés de votre ville ou des les AMAP près de chez vous.

11. Faites attention à la cuisson


Les fruits, légumes, protéines, graines et oléagineux sont riches en micronutriments. On retrouve une grande quantité d’enzymes, de vitamines, de minéraux, quand ils sont sous leur forme crus. Lorsqu’ils sont chauffés, ces nutriments sont détruits. Selon le nutriment, sa destruction se fera à différents degrés de température. En effet, à partir de 42°C les enzymes contenus dans ces aliments sont détruits. Ensuite, la vitamine C disparaît avec une température de 60°C et plus. Celles du groupe B fondent lorsque la chaleur atteint 90°C et enfin, les minéraux oligo-éléments s’enfuient de l’aliment lorsque la température est de 100°C.

Malheureusement, nous ne sommes tous pas capables de tolérer les crudités. En effet, les fruits et légumes crus contiennent des fibres, sous une forme très rigide, qui peuvent venir blesser la muqueuse d’un intestin déjà fragilisé (en cas de maladie de Crohn et de Syndrome de l’Intestin Irritable).

Ainsi, il peut être intelligent de se tourner vers la cuisson pour ramollir ces fibres et permettent leur passage sans encombre.

– La marinade est excellente pour la santé, avec du jus de citron par exemple. On peut en faire pour des crudités, cela permettra d’assouplir leurs fibres ou pour les poissons gras (maquereaux, saumons, etc.). Cela permet le respect des omégas-3, corps gras anti-inflammatoire qui nourrit notre système nerveux.

– La cuisson à la vapeur est intéressante également. La meilleure est celle à la vapeur douce. Citons ici le Vitaliseur de Marion, qui utilise la vapeur douce. Pour connaitre tous ses bienfaits, cliquez ici (clic!).

– Vous pouvez cuire à basse température également dans votre four ou avec du matériel de cuisine à base d’inox 10/18 ou de fonte par exemple.
L’inox en teneur 18/10 constitue un alliage idéal pour les ustensiles de cuisine. C’est un matériau inerte et sans revêtement. Il est donc totalement inoffensif lors du contact alimentaire : il ne modifie ni le goût, ni l’aspect, ni l’odeur des aliments


Dans tous les cas, il est préférable d’éviter le micro-ondes. En effet, ce mode de cuisson détruit une grande partie des nutriments des aliments.
Il détruit les électrons indispensables aux réactions métaboliques et aux échanges cellulaires. Il modifie radicalement la structure des aliments au point de rendre certaines protéines toxiques. De plus, tous les ustensiles également de la marque Téfal, qui utilise un revêtement en Téflon sont à éviter au maximum. Ils émettent des vapeurs cancérigènes. Évitez la friture et la cuisson au four à trop haute température.

12. Mastiquez


Ce conseil peut vous sembler simplet, mais je peux vous assurer qu’il est d’une efficacité redoutable ! Pour les personnes ayant des maux digestifs ou non d’ailleurs.

Tout d’abord, il existe une substance dans notre salive, appelée l’amylase. Il s’agit d’une enzyme digestive qui permet de décomposer les sucres complexes (comme ceux des céréales ou des farineux) en sucres simples. Ainsi, tout aliment sucré (légumes, fruits, farineux, céréales, biscuits, etc.) doit être correctement insalivé (imbibé de salive) pour que les sucres soient prédigérés dans notre bouche. C’est une grande économie de travail pour le pancréas et l’intestin grêle qui ont pour fonction la digestion & l’assimilation des sucres.

Quand on ne mâche pas suffisamment les glucides, ils parviennent alors en gros morceaux dans l’estomac, qui ne sait comment les traiter (contrairement aux protéines). Cela va rester de longues minutes, voire des heures, le temps que l’estomac les brasse longuement, pour enfin les envoyer dans l’intestin qui sera lui-même victime de surmenage. Cela explique souvent, les digestions longues et difficiles, voire des somnolences après les repas (puisque le système digestif puise dans notre énergie pour fonctionner à plein régime), des reflux gastriques et des fermentations entraînant la production de gazs.

Qui plus est, notre estomac n’a pas de dents, comme le dit si bien le professeur Henri Joyeux ! Avaler de la nourriture à moitié broyée, fait davantage travailler l’estomac qui rentre dans un long processus pour liquéfier les aliments. La Médecine Traditionnelle Chinoise préconisait d’ailleurs de ne rien avaler si cela n’a pas été d’abord liquéfié dans la bouche. La seule catégorie d’aliments que l’estomac peut dissoudre en fines particules, grâces aux sucs gastriques, sont les protéines (œufs, fromages, viandes, poissons, tofu, tempeh, légumineux, fruits secs, etc.). Et même s’il y parvient, l’estomac dépensera bien moins d’énergie pour décomposer les protéines si on lui « mâche » le travail en amont.

Le signal de satiété, celui qui nous dit que nous n’avons plus faim, est déclenché après 15 à 20 minutes après le début du repas. Il s’agit de la leptine, une hormone digestive libérée par l’estomac entre autre.  Cette substance transmet le message que nous sommes « remplis » et nous n’avons plus besoin de manger. Ainsi, en mastiquant longuement ses aliments, on avale moins de bouchées car on sent le signal de la satiété en ayant mangé beaucoup moins que d’habitude. La digestion est alors facilitée !

C’était la technique d’Horace Fletcher, surnommé « le Grand Masticateur ». Cet homme était non seulement en surpoids (100 kilos pour 1m65), mais avait aussi de nombreuses difficultés de digestion. Après avoir appliqué la mastication à tous ses repas, il perdit 20 kilos et il fut guérit de tous ses soucis digestifs.

13. Quelles protéines privilégier ?


Il existe deux types de protéines :

Les protéines animales : viande rouge, viande blanche, poisson gras et maigres, œufs et laitages.

Les protéines végétales : céréales complètes, oléagineux (amandes, noix du Brésil, noix de Grenoble, noisettes, pistache, etc.), cacahuètes, lentilles (corail, beluga, verte), haricots (blanc/noir/rouge), produits dérivés du soja (tofu, tempeh, seitan, tofu lactofermenté) pois chiches (tout ce qui en contient, hummus par exemple) et pois cassés.

Comprenez que les protéines sont essentielles au bon fonctionnement de notre corps. Les protéines sont les « briques » de l’organisme. Elles constituent environ 20% de notre poids et nourrissent notre système hormonal et immunitaire. Elles permettent aussi de fabriquer les muscles, les os, les cheveux, les ongles, la peau… tous les organes.

Du point de vue biochimique, les protéines sont des chaînes de grosses molécules appelées les acides aminés. Toutes les protéines sont constituées à partir d’un groupe de 20 acides aminés.
L’organisme est capable de produire lui-même 16 acides aminés, à partir d’autres sources de nutriments comme le glucose par exemple. Il doit en revanche impérativement trouver dans l’alimentation les 8 autres. Ces derniers sont dits « indispensables » ou « essentiels » .

Les protéines végétales ne contiennent pas généralement les huit Acides Aminés Essentiels à notre corps. Elles sont incomplètes. Pour les compléter, il est bon d’associer lors d’un même repas céréales + légumineuses. Leurs absorptions est inférieure à celle des protéines animales et leur profil plus éloigné de celui des besoins de l’organisme.

Quelles sont les meilleures protéines à consommer ?

N°1 : Les œufs cuits à la coque, mollets, ou au plat, et surtout les œufs bleu blanc cœur (poules nourries aux graines de lin, donc œufs riches en oméga-3, aux vertus anti-inflammatoires. On en trouve chez Super U). Il contient environ 8 grammes de protéines par œuf. Ces protéines sont absorbées à hauteur de 94%. On dit que l’œuf a une grande « valeur biologique ». Cela permet de savoir la qualité des protéines et leur hauteur d’absorption pour élaborer des tissus (rôle des protéines). Sur une échelle où l’indice 100 représente l’utilisation optimale, les protéines de l’œuf ont une valeur biologique de 93,7. Par comparaison, cette valeur est de 84,5 pour le lait, 76 pour le poisson. Attention toutefois, certaines personnes ayant un foie sensible peuvent y être sensible du fait de leur haute teneur en souffre.

N°2 : les petits poissons gras riches en oméga-3 comme la sardine, l’anchois, le maquereau ou le hareng. Les choisir de qualité sauvage, c’est ainsi qu’ils développent leur oméga-3.

N°3 : Les fruits de mer, en plus d’être crus ils sont remplis de vitamines et minéraux comme le zinc pour l’huître et le fer pour la palourde.

N°4 : les amandes (20 gr de protéines au 100 gr) & les noix du Brésil (14 gr aux 100 gr) trempées dans de l’eau toute une nuit qui sont alcalinisantes et reminéralisent le corps en entier.

N°5 : Les graines germées, qui sont de véritables petites bombes nutritionnelles (contiennent vitamines, minéraux & oligo-éléments).

N°6 : les fromages de brebis ou de chèvre au lait cru.

N°7 : les abats et les viscères comme le foie, la langue qui sont spongieux, donc plus faciles à digérer pour un Homme et très riches en nutriments (vitamine A et fer). Mais ils sont riches en purines (molécule acide que les reins doivent éliminer)

N°8 : Le soja sous sa forme lactofermentée avec le tofu lactofermenté, ou alors sous forme de tempeh. Car sous cette forme, elle contient les huit Acides Aminés Essentiels à notre corps & les anti-nutriments, comme l’acide phytique ont disparu. Qui plus est, elle est riche en probiotiques du fait des ferments lactiques rajoutés lors de la préparation.

N°9 : la viande blanche, qui contient peu de matières grasses et de purines ce qui la rend digeste.

14. Comment saler ?


Le sel blanc est à supprimer autant que possible. Il est raffiné, tout comme les céréales blanches. Le sel blanc peu importe la marque, en subissant ses étapes raffinage passe par des procédés chimiques pour pouvoir être conservé et devenir aussi blanc que blanc. Il n’est donc plus aussi naturel qu’on le croit.

Ici, on peut se tourner vers un sel gris marin, de l’herbamare, à base de
sel marin, herbes et légumes bio ou du sel rose d’Himalaya.

15. La chrononutrition


Basée sur les sécrétions enzymatiques de l’organisme, la chrononutrition est une méthode qui impose de consommer tel ou tel aliment selon le moment de la journée. Née en 1986, selon les travaux du médecin nutritionniste français Alain Delabos, et du professeur Jean-Pierre, la chrononutrition s’appuie sur le rythme naturel de l’organisme. Ainsi, certains moments de la journée sont davantage propices que d’autres pour manger de la protéine ou du sucre, par exemple.

Il faudrait manger gras et protéiné le matin (des œufs à la coque par exemple, une tranche de jambon cru, du poisson pour les plus hardis), des légumes & et de la protéine le midi, du sucre à 17h (un ou deux fruits, une poignée d’oléagineux, un morceau de chocolat noir 85%) et très léger le soir étant donné que nous n’avons presque plus de sécrétions digestives (une soupe ou une poêlée de légumes par exemple).


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