Crudivorisme… est-ce la réponse ?

Crudivorisme… est-ce la réponse ?


Le crudivorisme est un sujet épineux qui fait couler beaucoup d’encre. On entend tout et son contraire sur ce sujet. Du nec le plus ultra au danger extrême, l’alimentation vivante est tour à tour placée sur un piédestal et pointée du doigt.




QU’EST-CE QUE LE CRUDIVORISME ?


Il s’agit d’un mode alimentaire à base d’aliments uniquement crus.

Toutes formes de cuisson au-dessus de 42°C sont donc rejetées.

Déjà, il est important de préciser que l’alimentation crue n’est pas obligatoirement une alimentation qui exclut la prise de protéines animales.

Beaucoup de personnes associent, à tort, le crudivorisme au végétarisme ou végétalisme mais il n’en n’est rien.



LES DIFFÉRENTES FORMES DE CRUDIVORISME :

🥒 Crudivore végétalien : les adeptes de ce mode alimentaire se nourrissent de fruits, de légumes et ne consomment plus de viandes, poissons, œufs, produits laitiers, et miel. Ils trouvent généralement leur protéine dans la consommation de graines germées, algues et superaliments (cacao cru, spiruline, chlorella).

🥦🍳 Crudivore végétarien : les personnes qui se nourrissent de la sorte refusent viandes et poissons mais acceptent néanmoins de consommer des œufs crus (le jaune surtout qui est un concentré de bienfaits) et des laitages au lait cru, donc non pasteurisé, comme du fromage de chèvre au lait cru, par exemple.

Il nous vient de Pierre-Valentin Marchesseau, qui importa en 1935 la naturopathie en France, après un séjour aux États-Unis. Il traduisit des concepts phares de la naturopathie et expliqua les bienfaits d’une alimentation vivante, à savoir crue et non morte (pas de chairs animales tuées dans notre assiette).

C’est ce courant (crudivore végétarien) que prône Irène Grosjean, tout en ayant mis à jour ce dernier avec des recherches plus récentes, puisqu’elle bannit également du mode alimentaire qu’elle préconise les produits laitiers sous toutes leurs formes.

🥩 Crudivore omnivore : contrairement aux deux « courants alimentaires » précédents, les viandes séchées et les poissons crus sont consommés, tout comme le miel et les œufs.



PRÉCISIONS IMPORTANTES :



🥑 – Souvent, les personnes qui sont passées à l’alimentation crue sont des personnes qui ont fait un chemin en terme « d’alimentation santé ». Elles se sont renseignées sur ce sujet en profondeur afin de savoir quels sont les aliments physiologiques, à savoir faits pour le corps, bons pour ce dernier, et quels sont les aliments susceptibles de « l’encrasser » de favoriser des phénomènes « pro-inflammatoires ».

Ainsi, les produits laitiers sont souvent exclus de l’alimentation crudivore pour une pluralité de facteurs sur lesquels je ne reviendrai pas ici (lactose, caséine, etc.).



🥗 – Certains crudivores préparent des plats crus très élaborés, pouvant se rapprocher de ceux de notre alimentation moderne. C’est ce que l’on appelle la « crusine ».

Marie-Sophie Lellouche est particulièrement connue pour cela.

Elle a écrit un livre « L’instant cru » et propose de délicieuses recettes crues sur YouTube.

Je vous conseille tout particulièrement sa recette de spaghettis à la sauce napolitaine, d’une simplicité désarmante & qui généralement ravie tous les palais (-clic!)



🍌 – D’autres, en revanche, préfèrent manger l’aliment de manière « brut », sans aucune transformation et condiments ajoutés (huile, sel, poivre, etc.).

Ils ont tendance à ne pas faire de mélange, ou peu.

Ils considèrent que chaque aliment fait appel à une classe d’enzymes (substances du corps humain qui nous permet de décomposer certains aliments) particulière et le fait de tout mélanger ne permet pas à l’organisme de bien tirer profit des aliments et de correctement les digérer. 

Par ailleurs, il a été prouvé que certains aliments ne se mélangeaient pas entre eux. C’est le cas des fruits qu’il est préférable de prendre hors des repas ou 30 minutes avant, sinon ils fermenteraient et libéreraient leurs acides voire de l’alcool.

🍓 – Dans ce milieu on fait un véritable distinguo entre alimentation vivante & alimentation crue.

Car, qui dit « crue » ne dit pas obligatoirement « vivante », car la chaire animale peut se consommer crue, alors que l’animal a été abbatu.

Maintenant que nous avons vu les nuances au sein même de ce courant, nous pouvons nous intéresser aux arguments qui permettent de comprendre pourquoi le cru est important pour le corps humain.



POURQUOI MANGER CRU ?



Sur le plan physique et théorique, il ne fait aucun doute que l’alimentation vivante est la panacée pour l’être humain. Ce qui lui correspond le mieux.



1️⃣ VITAMINES & MINÉRAUX


Les fruits, légumes, graines, oléagineux, viandes, abats, poissons, sont un concentré d’enzymes, de vitamines et de minéraux.

Lorsqu’ils sont chauffés, ces nutriments sont détruits. Selon les vitamines/ minéraux, la disparition se fera à différents degrés de température.

En effet, à partir de 42 ° C les enzymes contenus dans ces aliments sont détruits.

Ensuite, la vitamine C disparaît avec une température de 60°C et plus.

Celles du groupe B fondent lorsque la cuisson atteint 90°C.

Et enfin, les minéraux & oligo-éléments ne sont plus assimilables lorsque la température est de 100°C.

Ainsi, les crudivores bénéficient de tous les nutriments contenus dans les aliments du fait que la cuisson ne vient pas les altérer.

Or, les micronutriments sont absolument essentiels au bon fonctionnement de l’organisme.



2️⃣ L’ÉTUDE DU TUBE DIGESTIF HUMAIN


 Plusieurs chercheurs ont étudié les différents tubes digestifs des mammifères.

Pierre-Valentin Marchesseau a retracé ceci dans ses écrits et il nous apprend alors qu’il existe 4 catégories de tubes digestifs :

Celui des carnivore, herbivore, granivore et frugivore.





🥩 Les carnivores : Le tube digestif est très court pour éviter que la viande ne putréfie. Les sucs digestifs de l’estomac sont très puissants. Les reins éliminent l’ammoniac directement même s’il y a beaucoup d’urée.

Chez l’homme, l’élimination des déchets tels que l’ammoniac se fait au détriment des reins, beaucoup moins puissants. Son tube digestif est également plus long ce qui entraîne la putréfaction de la viande.

🐮  Les herbivores (vaches par exemple): le tube digestif est très long (environ 30m). La cellulose de l’herbe est un sucre complexe qui subit une transformation en passant dans les 4 poches que sont la panse, le feuillet, le rumen et le bonnet. Cette bouillie permet le développement des bactéries en très grande quantité qui vont mourir dans l’intestin et ainsi fournir des protéines utilisables par le corps. L’homme ne peut pas manger la cellulose de l’herbe qui est trop dure pour son intestin, qui lui est trop court par rapport à celui de l’herbivore. De plus la cellulose est très irritante pour les muqueuses.

🐥 Les granivores (pigeon & oiseaux)

Le tube digestif est constitué d’un jabot germoir qui permet la germination des graines avec de l’eau, et d’un gésier qui est une sorte de meule qui broie les graines germées.

Le pancréas transforme l’amidon en glucose : il y a hydrolyse de l’amidon du fait de la température du corps qui est à 40°C. Le tube digestif très court (1m à 1m50) évite la fermentation de l’amidon et permet une élimination rapide, l’urine est éliminée en même temps que les selles.

Chez l’homme les amidons sont défavorables à l’intestin et au foie car ils fermentent dans l’intestin qui est plus long que celui des granivores, ils engorgent le foie et sont responsables de l’épaississement du sang et de la lymphe.

🐒 Les frugivores (singe) : le tube digestif de l’homme est similaire : mêmes poches, mêmes sécrétions.

Or, ces derniers mangent essentiellement des fruits, légumes et pousses crus, très peu de viande, des œufs d’oiseau, des insectes et pas d’amidon.

Soit environ 80% de végétaux et 20% de protéines animales. Tout ce qu’il ingère est cru.  

La consommation d’insecte n’étant pas inscrite dans la culture occidentale, il est préconisé de manger, selon l’école de Pierre-Valentin Marchesseau, 80% de végétaux crus et 20% de protéines que l’on trouvera alors dans les oléagineux, les fruits de mer crus, la faisselle de chèvre ou de brebis crus et les œufs crus, pochés ou à la coque.

Souvent, l’argument de la similitude du système digestif est mis en avant à tour de bras et quelque peu galvaudé, car un raccourci est effectué :

« L’Homme a un tube digestif semblable à celui des grands singes, qui sont frugivores et en consomment jamais de produits animaux. L’Homme doit donc se passer de protéines animales en tous genres ».

Or, il a été prouvé que ce dernier mangeait occasionnellement des petits animaux et des insectes.

A noter : dès qu’un singe est nourrit comme l’homme moderne, il fabrique les mêmes maladies telles les problèmes de constipation, d’hypersécrétion type rhinite, les problèmes de peau (eczéma, pelade).

Cette découverte a remis profondément en cause le dogme de l’omnivorisme et toute notre société actuelle repose sur cette ère.



3️⃣ LA LEUCOCYTOSE DIGESTIVE DE « PAUL KOUCHAKOFF »


En 1937, ce docteur publie une étude selon laquelle l’ingestion de produits cuits provoque une augmentation du taux de globule blancs dans le sang.

En effet, il a été effectué des tests après ingestion d’un repas traditionnel, et le taux de globules blancs dans le sang flambait.

En d’autres termes, le corps ne reconnaît pas les aliments cuits et met ainsi en route son système immunitaire en faisant appel aux globules blancs pour se défendre contre ce qu’il considère comme des intrus.

C’est ce qu’il a appelé l’hyperleucocytose digestive.

Surprise, cette réaction n’avait pas lieue lorsque les participants à l’étude faisait un repas cru.



4️⃣ CHAMP ÉNERGÉTIQUE MAXIMAL


Chaque aliment dégage un champ énergétique qu’une technicien soviétique, Semyon Kirlian, en 1939, a réussi a mesuré. Tout comme les corps humains dégagent un champ électromagnétique.

Le procédé dit photographie Kirlian (ou l’effet Kirlian) a été découvert accidentellement par le technicien.

En effet, il a utilisé un appareil capable d’établir des bilans énergétiques et de mesurer l’énergie d’un organisme.

Sur les photos, on voit apparaître ainsi l’énergie, l’état de communication vibratoire intercellulaire qui prend la forme d’un halo plus ou moins lumineux autour d’un objet ou d’un corps soumis à une haute tension électrique.

Par réaction à ce courant, il émet des électrons et des photons. C’est cela qui est mesuré. C’est l’énergie, l’information qui y circule, l’état de communication vibratoire intercellulaire.

L’effet Kirlian, « c’est la conversion des propriétés non électriques d’un objet ou d’un corps en propriétés électriques avec un transfert de charges de l’objet ou du corps sur l’émulsion photographique ».

Des aliments crus et cuits ont donc été photographiés selon cette méthode et ce qui a été découvert est étonnant.

Les halos des aliments cuits sont beaucoup moins brillants que ceux des aliments crus.



MAIS POURQUOI, ALORS CERTAINS PASSENT AU CRU SE SENTENT PLUS FAIBLES/ PERDENT LEURS CHEVEUX / DENTS ?


Nous sommes tous uniques.

Sur les 7 milliards d’individus présents sur cette planète Terre, il existe 7 milliards de microbiote (flore intestinale : bactéries présentes dans nos intestins) différents. Ce qui correspond à l’un, peut ne pas convenir à l’autre.

Ainsi, le cru peut comporter aussi ses limites.

Pourtant, les aliments crus sont bourrés d’antioxydants, d’enzymes, de vitamines et de minéraux.

Voyons pourquoi certaines personnes peuvent mal supporter une transition vers l’alimentation vivante.



1️⃣ LES INTESTINS FRAGILES


Beaucoup de personnes souffrent aujourd’hui de troubles digestifs (mineurs à importants => Crohn, Rch, dysbiose, colopathie fonctionnelle, candidas albicans).

Leurs intestins – intestin grêle et colon – sont donc fragilisés.  

Les fibres présentes dans les aliments crus peuvent donc venir agresser la paroi d’un intestin sensible, car elles sont dures.

En revanche, la cuisson permet de ramollir ces dernières qui seront ainsi plus douces pour un intestin enflammé.

Fabien Moine, un naturopathe hygiéniste, dont j’apprécie beaucoup le travail (pour aller sur sa chaîne YouTube, c’est par ici -clic!), fait souvent la comparaison entre la peau de l’intestin et la peau de notre corps.

Il explique :

« Si vous avez un coup de soleil, et que votre peau est donc enflammée, vous n’allez pas vous remettre au soleil juste derrière. Vous allez la laisser se désenflammer et vous réexporter au soleil après. Il en est de même avec un intestin enflammé. On compare les fibres des légumes crus au soleil, et on va éviter et évincer momentanément (et non pas à vie) les légumes crus le temps que la peau de notre intestin se désenflamme. »

Ainsi, il m’arrive souvent d’entendre, dans le cadre d’une consultation, « je ne digère pas les crudités » ce qui est le signe d’une faiblesse intestinale.

Généralement, la naturopathie peut faire des miracles sur un intestin fragilisé. Il m’est arrivé de prendre en charge une personne atteinte de la maladie de Crohn, et grâce à un programme naturopathique ajusté, cette personne n’a aujourd’hui plus aucun problème.

La cuisson est donc une alternative intéressante lorsque l’intestin est mal en point.

Toutes les cuissons ne se valent pas, et il est intéressant d’opter pour une cuisson douce afin de respecter la majorité des nutriments présents dans les aliments.



2️⃣ L’ARRÊT DES PROTÉINES ANIMALES


Le refus catégorique de consommer des produits animaux, même crus, comme des œufs, des huîtres, des coquillages, de la viande séchée et de passer ainsi au crudivorisme végétalien ou végétarien.

Ces derniers apportent pourtant les huit acides aminés à l’organisme et certains oligo-éléments qui sont absorbés difficilement avec des aliments provenant de végétaux exclusivement. Citons, entre autre, les oméga-3, le zinc et le fer

Nous le savons, la viande rouge est riche en protéines et en hormones de stress, comme l’adrénaline. On retrouve également certains nutriments clés comme les vitamines B12, K2, A et des acides gras oméga-3 EPA/DHA (si la viande est élevée à l’herbage, en plein air bien sûr, et que son alimentation est physiologique).

Une personne épuisée est, la plupart du temps, carencée en toutes ces substances, pas nécessairement par manque d’apport mais par manque d’utilisation (ou de conversion, ALA en EPHA/DHA, par exemple).

Une personne épuisée qui mange uniquement de la viande s’approprie alors les matériaux et les hormones que l’animal, en bonne santé, aura métabolisées à partir du végétal. Elle va donc mieux.

En 1920, Rudolf Steiner, intellectuel et philosophe autrichien, évoquait la différence fondamentale entre la nourriture animale et végétale.

« Je ne voudrais aucunement prendre parti mais tout simplement exposer les faits tels qu’ils sont. Si nous nous nourrissons exclusivement de végétaux, nous sommes obligés d’accomplir nous-mêmes tout le processus d’élaboration que l’animal prend à sa charge en élevant le végétal d’un degré. […] Ainsi, l’homme qui consomme de la viande n’accomplit pas ce processus qu’assume l’animal et s’en décharge sur ce dernier. Il ne développe donc pas les forces nécessaires à l’absorption des végétaux, absorption l’obligeant à effectuer lui-même cette partie du processus. L’organisme du végétarien fait ainsi appel en lui à des forces toutes différentes de celles du carnivore. Mais ces forces nécessaires à la transformation du végétal en animal existent en nous. […] J’admets volontiers qu’il existe actuellement des organismes incapables de supporter une alimentation purement végétale et chez lesquels la viande est nécessaire. Ce sont là des cas individuels. »

Ainsi, tout le monde n’a pas intérêt à passer à une alimentation intégralement végétale du jour au lendemain, par volonté de diminuer les souffrances animales ou sur les dires d’un gourou de l’alimentation saine. Le corps finit sinon à rappeler à l’ordre.

👉 Par exemple, on sait que les oméga-3 nourrissent et renforcent les jonctions serrées de l’intestin, mais aussi le système nerveux de l’individu.

Ce sont des acides gras polyinsaturés qui sont de trois types :

ALA (L’acide alpha-linoléique), EPA (L’acide eicosapentaénoïque) et DHA (L’acide docosahexaénoïque).

L’ALA est la forme végétale des oméga-3.

L’EPA et le DHA sont la forme que l’on trouve dans les produits et sous-produits animaux.

L’organisme humain a besoin d’EPA et de DHA.

Si l’on fournit des oméga-3, uniquement à partir de sources végétales, le corps devra alors effectuer une conversion de l’oméga-3 sous forme ALA, en EPA et DHA.

Mais, souvent, cette conversion se fait mal ou très peu.

On peut ainsi être très carencé en oméga-3 en prenant beaucoup d’huile végétale, de première pression à froid, et riche en ALA, de type huile de lin, huile de cameline, etc. Il est ainsi très important de consommer des petits poissons gras, comme la sardine, le maquereau, le hareng et l’anchois. La viande contient également des oméga-3 si l’animal a été élevé en plein air et a pu se nourrir de luzerne et d’herbe. C’est le cas des jaunes d’œufs aussi, dans le cas où les poules ont été nourries aux graines de lin (le label bleu blanc cœur garantit ceci).

👉 Nous pouvons également parler de la vitamine A. Cette vitamine est essentielle à la beauté de notre peau et au renouvellement cellulaire. Elle permet le renouvellement et l’hydratation cellulaire. Elle a donc des propriétés cicatrisantes et régénératrices. Or, il existe deux sources de vitamine A.

🐄 La première est animale. Il s’agit du rétinol. Ici, la vitamine A est directement utilisable par le corps. On la trouve dans les abats des animaux, en particulier le foie, le jaune d’œuf, l’huile de foie de morue et les poissons gras.

🍉 La seconde est végétale. Il s’agit de la provitamine A. Là, le corps va devoir effectuer une transformation de la provitamine A en rétinol, transformation effectuée à l’aide d’enzymes. Chez certaines personnes, le taux de transformation de bêta-carotène transformé en vitamine A est très faible. C’est souvent le cas chez les personnes souffrant de problèmes intestinaux.



3️⃣ LA CELLULOSE DES LÉGUMES


Nous ne digérons pas la cellulose, car nous ne sommes pas pourvus d’une enzyme permettant de la dégrader, contrairement, aux bovins.

Il s’agit de la cellulase.

Certains légumes sont remplis de cellulose, une forme de sucre que l’on ne peut dégrader. Pour ceux qui ont une fragilité intestinale, manger trop de légumes crus riches en cellulose va venir irriter l’intestin.



4️⃣ L’AYURVÉDA


Nous pouvons aussi considérer une autre approche : celle de l’ayurvéda.

Il s’agit de la médecine traditionnelle de l’Inde. Elle date d’il y a 5000 ans.

Depuis 1982, l’Ayurvéda est reconnue comme une méthode de soin par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce mot nous vient du sanskrit : «  âyur » signifie « vie » et « véda », « science ». L’Ayurvéda considère l’unicité de chaque individu pour le soigner l’être humain dans sa globalité : le corps et l’esprit étant étroitement liés.

En ayurvéda, la capacité digestive de l’être humain est appelé « agni », soit « feu digestif » en français. C’est notre capacité à dégrader et assimiler ce que nous ingérons. C’est notre métabolisme en d’autres termes.  Ce sont toutes nos enzymes digestives présentes dans l’estomac, le foie, la vésicule biliaire et le pancréas qui nous permettent d’assimiler parfaitement un repas.

Selon l’ayurvéda, il faut absolument commencer un repas par quelque chose de chaud et de cuit afin de booster le feu digestif et de ne pas le refroidir, l’affaiblir avec des crudités.

Toutefois, l’ayurvéda prend en compte l’individu dans sa globalité. Selon sa personnalité, la personne pourra avoir plus ou moins de difficulté à digérer les crudités. Ainsi, selon le profil de la personne, les crudités peuvent être conseillées, et parfois non.

Vous pouvez être de nature « kapha », « pitta » ou « vata » et selon cela vous allez ou non digérer facilement les crudités.

On retrouve la même notion de « profil » en naturopathie : « bilieux », « nerveux », « sanguin », « lympathique ».



5️⃣ LA MÉDECINE TRADITIONNELLE CHINOISE


Enfin, la Médecine Traditionnelle Chinoise propose encore un autre concept. Elle considère le cru avec précaution. Selon la constitution de l’organisme, on pourra en ajouter à nos repas en plus ou moins grande quantité.

Mais, mangé en trop grande quantité, l’humidité et le froid du cru sont considérés comme nuisibles pour la rate.

La rate avec l’aide des reins devra maintenir le feu digestif si nous ingérons en trop grande quantité des aliments crus.

Ainsi, cela fatiguera le corps.

En revanche, lorsque des aliments chauds sont ingérés, l’estomac et la rate n’ont pas à fournir un gros effort pour les mettre à température et maintenir le feu digestif.



6️⃣ ANCÊTRE / MÉMOIRE CELLULAIRE / GROUPE SANGUIN


Nous pourrions également avoir une certaine mémoire cellulaire, selon les us et coutumes de nos ancêtres.

Nous aurions ainsi une prédisposition à mieux gérer ou non le végétarisme. Par exemple, si nos ancêtres étaient des chasseurs cueilleurs, notre organisme a enregistré l’apport quotidien de protéines animales pour survivre.

A l’inverse, si nos ancêtres étaient hindouïstes végétariens, notre corps saura mieux se passer de protéines animales.

C’est un facteur dont nous ne sommes pas maîtres, un facteur de descendance et « d’hérédité » qui peut rentrer en ligne de compte.

👉 C’est ce qu’a tenté d’expliquer James d’Adamo, un docteur naturopathe, avec les différents régimes selon le groupe sanguin.

Selon lui, le groupe sanguin O est le groupe sanguin le plus ancien (environ 40 000 ans av J.C). La plupart des premiers hommes appartenaient tous au groupe O, et vivaient de la chasse(insectes, animaux) et de la cueillette(baies, racines, feuilles). Selon lui, les personnes du groupe sanguins O doivent associer une alimentation hyperprotéinée à une activité physique intensive.

En revanche, le groupe A est apparu en Asie et au moyen Orient environ 25 000 av J.C. Le A est similaire à celui de ses ancêtres, les premiers cultivateurs sédentarisés, et il doit avoir une alimentation de type végétarien. Les groupes sanguins A supportent mal l’alimentation hyperprotéinée riche en viande.

Plus d’informations sur ce régime, en cliquant ici (-clic !)

👉 Dominique Guyaux, guéri d’une sclérose en plaques, grâce à une alimentation crue mais non végétarienne, explique également très bien dans son livre L’éloge du cru pourquoi certaines personnes peuvent se passer de produits carnés et d’autres non.

Vous trouverez également l’intégralité de son explication, si cela vous intéresse, sur cette page  (-clic !)



CONSEILS POUR MIEUX ASSIMILER LE CRU



1️⃣ MÂCHER

Cela peut peut paraître simpliste mais nous avons une enzyme présent dans la salive : l’amylase salivaire.

Elle permet de dégrader les sucres présents dans les aliments et couper la cellulose en petit morceau. La digestion commence dans la bouche et l’aliment arrive prédigéré dans l’estomac. Ainsi, l’idéal est de mastiquer chaque bouchée jusqu’à ce que celle-ci devienne liquide.

C’est moins de travail pour votre pancréas et vos intestins par la suite. Et la bouchée devenue liquide n’agressera pas vos intestins.



2️⃣ LES JUS DE LÉGUMES

Posséder un extracteur de jus peut être très utile dans ce cas-là.

Car, il permet de conserver tous les nutriments en enlevant la partie irritante des légumes : la fibre.



3️⃣ SÉPARER LES PRISES ALIMENTAIRES

Si vous avez des fragilités digestives, il peut être intéressant de séparer les prises alimentaires.

Vous trouverez les bonnes comptabilités alimentaires dans cet article, qui n’est pas de moi (-clic !)



En conclusion, je rappellerai à quel point nous sommes tous uniques et que parfois faire appel à un thérapeute peut vous aider pour bien gérer une transition alimentaire (végétarisme, végétalisme, crudivorisme, etc.)


Pour information, je propose des consultations en naturopathie en ligne, grâce à l’outil Skype.
Pour en savoir plus, cliquez ici (-clic!)

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